Moralisation des reprises d’entreprises en difficulté par le dirigeant : l’heure est-elle venue d’abandonner le régime d’interdiction absolue au profit d’une interdiction pour faute ?
09 avril 2021
Paru sur LinkedIn, février 2021
Les dirigeants sont bien souvent convaincus qu’une absence de rémunération (en ne se versant pas de salaire ou en bénévolat) a pour corolaire une absence de responsabilité civile personnelle, notamment responsabilité pécuniaire au titre de leurs mandats aux motifs qu’ils n’auraient touchés aucun avantage personnel.
Toutefois, cette conviction erronée est régulièrement réfutée par la Cour de cassation. En effet, pour les juges, le dirigeant de droit non rémunéré supporte les mêmes obligations, et dès lors les mêmes responsabilité qu’un dirigeant rémunéré.
Ce rejet par les juges d’une absence de responsabilité ou a minima de considérer une responsabilité « allégée » expose le dirigeant non rémunéré a une responsabilité pécuniaire pour faute de gestion sans contrepartie en cas d’action en responsabilité pour insuffisance d’actif à son encontre dans le cadre d’une liquidation judiciaire.
Les dirigeants doivent dès lors être informés de ce risque avant l’acceptation d’un mandat non rémunéré.
09 avril 2021
09 mars 2024
07 février 2025